en
Personnage

L'aménagement de la montagne

  • Qu’est-ce qu’une station intégrée ?
  • Une station village ?
  • Où est né le concept « skis aux pieds » ?
  • À quelle date a-t-on utilisé des chenillettes-dameuses ?
  • Le nivoculteur habite-t-il dans la grenouillère ?
  • Est-ce que l’on skiait dans les Alpes au Moyen-âge ?

Ici, vous allez découvrir la saga des stations de ski en Savoie et partir à la rencontre des architectes et des pionniers. À partir du début du XXe siècle, on commence à skier autour des villages, grâce à l’alpiniste grenoblois Henri Duhamel qui introduit la première paire de skis dans les Alpes en 1878. Peu à peu, ces villages sont transformés en station, à l’exemple de Val d’Isère ou des Allues qui devient connu sous le nom de Méribel. Dans les années 1930/40, les téléskis sont installés, la méthode du ski est codifiée par Émile Allais. Puis après 1945, à Courchevel, des précurseurs, Maurice Michaud, Laurent Chappis, Denys Pradelle, inventent l’idée de construire des stations là où l’on skie, « skis aux pieds ». Tout s’accélère après les années 1960 où sont construites des stations intégrées en altitude : maîtrise du foncier, habitat collectif concentré ce qui évite le mitage de la nature, équipement en réseau des remontées mécaniques, circulations séparée des voitures, piétons, skieurs. Les alpages sont transformés en champs de neige et deviennent des domaines skiables entretenus (chenillettes-dameuses dès 1962 dont les qualités sont reconnues grâce aux expéditions polaires), où les pistes convergent vers le centre de la station, appelé familièrement « grenouillère ». De nouveaux métiers apparaissent : pisteur-secouriste ou nivoculteur qui contrôle les installations de neige de culture.

Cette période de la grande aventure de la construction des stations de ski favorise les innovations des architectes, tels que Michel Bezançon à la Plagne, Charlotte Perriand et l’Atelier d’architecture en montagne pour les Arcs ou Jacques Labro à Avoriaz, qui créent un art de vivre en altitude, dans la pente et dans la neige.

Aujourd’hui, les stations, véritables pôles économiques, ont permis de garder une montagne habitée, et s’engagent dans l’amélioration qualitative de leur cadre de vie.